Écrans et fatigue visuelle : les bons réflexes, et où faire le point sur sa vue au Mans
Yeux qui piquent, vision trouble en fin de journée : la fatigue visuelle touche de nombreux utilisateurs d’écrans. Quelques gestes simples soulagent, mais une correction dépassée peut aussi être en cause. Les bons réflexes, et où faire le point sur sa vue au Mans.
Pourquoi les écrans fatiguent les yeux
L’INRS, organisme de prévention des risques professionnels, explique que le travail sur écran fait alterner vision de près (documents) et vision intermédiaire (écran), ce qui sollicite l’accommodation ; regarder au loin la repose. Or le regard reste souvent longtemps fixé à courte distance, et l’on cligne moins des paupières : l’INRS cite parmi les causes un écran placé trop haut et un temps excessif devant l’écran.
Les symptômes décrits par l’INRS sont connus : sensation d’inconfort, démangeaisons, lourdeur des yeux, rougeurs, sécheresse oculaire, vision floue passagère, maux de tête. Un éclairage mal adapté, des reflets sur un écran brillant ou un trouble de la vue non ou mal corrigé (myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie) accentuent la gêne.
Six gestes simples devant l’écran
- Regarder au loin, souvent. L’INRS conseille de quitter l’écran des yeux et de regarder au loin, même brièvement, et de prévoir des pauses actives, idéalement toutes les 30 minutes.
- Garder la bonne distance. L’écran se place en général entre 50 et 70 cm des yeux, soit à peu près la longueur du bras, à ajuster selon sa taille et sa résolution.
- Régler la hauteur. Le haut de l’écran doit arriver au niveau des yeux, un peu plus bas pour les porteurs de verres progressifs, qui lisent avec le bas de leurs verres.
- Doser la luminosité et chasser les reflets. L’INRS conseille d’ajuster luminosité et contraste, de préférer un affichage sur fond clair, moins fatigant, et un écran mat, les écrans brillants étant sources de reflets.
- Soigner l’éclairage de la pièce. L’INRS préconise de placer l’écran perpendiculairement aux fenêtres, à plus de 1,50 m, et déconseille de l’installer face à un mur, qui empêche les pauses visuelles.
- Penser à l’hydratation des yeux. ameli.fr conseille de cligner plus souvent, d’éviter si possible l’air conditionné, d’humidifier et d’aérer les pièces chaque jour. Des larmes artificielles sont disponibles en pharmacie, sur conseil du pharmacien.
Les verres pour écran : ce qu’il faut en attendre
Les verres dits « anti-lumière bleue » sont souvent présentés comme la réponse à la fatigue visuelle due aux écrans. Pour l’INRS, les écrans à LED, très peu émissifs, ne représentent pas de risque pour la rétine en l’état des connaissances scientifiques. Dans son avis de 2019 sur les LED, l’Anses estime que les verres traités, les lunettes de protection et les écrans spécifiques ont une efficacité très variable contre les effets de la lumière bleue sur la rétine, et que leur efficacité pour préserver les rythmes biologiques n’est pas prouvée. L’agence recommande surtout de limiter l’exposition aux écrans avant le coucher et la nuit, en particulier chez les enfants et les adolescents.
Ce qui aide plus sûrement, c’est une correction adaptée à la distance de l’écran. Les verres progressifs placent la vision intermédiaire entre la zone de loin, en haut, et celle de près, en bas ; certains porteurs préfèrent une paire dédiée au poste de travail. Un traitement antireflet limite par ailleurs les reflets sur les verres eux-mêmes.
Quand faire vérifier sa vue
Si la gêne persiste malgré ces gestes, la vue elle-même peut être en cause. Plusieurs signes justifient un contrôle : yeux fatigués par l’ordinateur tous les soirs, maux de tête en fin de journée, besoin de se rapprocher de l’écran ou d’éloigner son téléphone pour lire.
Selon Service-public.fr, une ordonnance de lunettes reste valable 1 an avant 16 ans, 5 ans de 16 à 42 ans (2 ans si un orthoptiste l’a rédigée) et 3 ans dès 43 ans. Au-delà, une nouvelle prescription est nécessaire. Un salarié qui se plaint de troubles liés à l’écran doit aussi être examiné par le médecin du travail.
Pour des yeux secs, ameli.fr invite à consulter un ophtalmologiste si la vue baisse rapidement, si les yeux sont rouges, si l’inconfort persiste malgré les mesures prises ou, avec des lentilles, si la gêne ne passe pas vite. En cas de douleur à l’œil ou de baisse brutale de la vision, il faut consulter en urgence, si besoin en appelant le 15.
Faire le point près de chez soi au Mans
Pour contrôler ses lunettes ou choisir des verres adaptés à l’écran, on peut passer chez un opticien au Mans : il vérifie l’équipement et oriente vers un ophtalmologiste si nécessaire, sans poser de diagnostic médical.
Au Mans, Optic Duroc a ouvert une boutique au 41 rue des Minimes, une rue piétonne du centre-ville. Optic Duroc, nouvel opticien en centre-ville du Mans, conseille sur le choix des verres selon l’usage, y compris le travail sur écran. La boutique Optic Duroc du Mans, ouverte du lundi au samedi de 10 h à 19 h, est dirigée par Laure, opticienne diplômée d’un BTS Opticien-Lunetier, qui conseille sur les lunettes de vue, les lunettes de soleil et les lentilles de contact.
Optic Duroc, opticien créateur français fondé en 1980 à Paris, près du métro Duroc, compte plus de 60 boutiques en France et crée ses propres marques de montures. Optic Duroc pratique le tiers payant avec les mutuelles. La boutique Optic Duroc du Mans est desservie par le tramway T1 (République) et le T2 (Préfecture, Comtes du Maine), près des parkings République et Comtes du Maine.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il faire des pauses ?
Il n’existe pas de durée unique. L’INRS conseille des pauses actives, idéalement toutes les 30 minutes, et de regarder régulièrement au loin, même brièvement. Au travail, le Code du travail impose que le travail sur écran soit périodiquement interrompu par des pauses ou des changements d’activité ; leur rythme est fixé dans chaque établissement.
Les lunettes pour écran sont-elles utiles sans correction ?
Sans trouble de la vue, des verres neutres « anti-lumière bleue » ne remplacent ni les pauses ni un bon réglage du poste. L’Anses juge très variable leur efficacité contre les effets de la lumière bleue sur la rétine. Si la fatigue persiste, mieux vaut d’abord vérifier si une correction est nécessaire.
La fatigue visuelle abîme-t-elle les yeux ?
Selon l’INRS, il n’a pas été démontré que le travail sur écran provoque des pathologies de la vision, et la plupart des symptômes de fatigue visuelle disparaissent après le repos. Une gêne qui s’installe malgré les bons gestes reste un signal : elle peut révéler un trouble de la vue mal corrigé, à faire contrôler.
